Dans ce guide
La maladie de Parkinson ralentit les mouvements, raidit les muscles et rend la marche et l’équilibre moins sûrs, avec parfois des pieds qui semblent « collés au sol ». Les médicaments aident beaucoup, et la kinésithérapie les complète : elle aide à garder des mouvements plus amples, une marche plus sûre et le plus d’autonomie possible. À domicile, le kiné travaille là où les difficultés se posent : se lever du lit, passer une porte, se retourner dans la cuisine.
Pourquoi un kiné avec la maladie de Parkinson ?
La kinésithérapie ne guérit pas la maladie, mais un travail régulier aide à garder ses capacités plus longtemps. Elle est utile dès le diagnostic, et pas seulement quand les difficultés s’installent. Elle se fait sur prescription du neurologue ou du médecin traitant, qui fixe le nombre de séances.
Bouger chaque jour fait partie du traitement : la marche, la gymnastique douce ou la danse, à son rythme, s’ajoutent aux séances avec le kiné.
Ce que fait le kiné pendant les séances
Le kiné commence par un bilan : la marche, l’équilibre, les levers, la posture et les moments où le patient se bloque. Il peut ensuite :
- travailler des mouvements amples et des grands pas, pour lutter contre les gestes qui rétrécissent ;
- apprendre des repères pour débloquer la marche : compter, suivre un rythme, viser une ligne au sol ;
- entraîner l’équilibre et les demi-tours, pour réduire le risque de chute ;
- faciliter les levers : sortir du lit, se lever d’une chaise, se retourner dans le lit ;
- entretenir la souplesse et redresser la posture, souvent penchée en avant ;
- faire travailler le souffle, et montrer à la famille comment aider sans faire à la place.
Selon les besoins, un orthophoniste peut aider pour la voix et la déglutition, et un ergothérapeute pour adapter le logement.
Les astuces du quotidien
- Quand les pieds se bloquent, s’arrêter, se redresser, puis repartir en comptant ou en enjambant une ligne imaginaire.
- Pour se retourner, faire un grand arc de cercle en plusieurs pas plutôt que pivoter sur place.
- Faire une seule chose à la fois en marchant : éviter de parler ou de porter quelque chose en même temps.
- Dégager les passages, enlever les tapis glissants et bien éclairer la maison, surtout la nuit.
- Marcher un peu chaque jour, à heure fixe, quand le traitement fait bien effet.
Comment se passe une séance à domicile ?
Une séance dure en général de 30 à 45 minutes. Le mieux est de la caler aux heures où les médicaments font bien effet, pour que le patient puisse travailler au mieux. Il suffit d’un peu d’espace pour marcher, d’une chaise stable et, si possible, d’un couloir pour les exercices de marche.
Le rythme est souvent de deux ou trois séances par semaine, avec des exercices à refaire chaque jour entre les séances. Un proche présent apprend les repères qui aident à débloquer la marche.
Les signes qui doivent alerter
Appelez immédiatement les secours (15 ou 141) après une chute avec un coup à la tête ou une forte douleur, si la personne s’étouffe en mangeant ou respire mal, ou si un côté du corps devient faible ou la parole difficile d’un coup.
Signalez rapidement au neurologue des chutes qui se répètent, une toux pendant les repas, une aggravation rapide, une confusion ou des hallucinations, ou de la fièvre.
Le remboursement des séances
Prescrite par un médecin, la kinésithérapie peut être prise en charge par l’AMO (CNSS ou CNOPS) ou par votre mutuelle, selon votre couverture. Une maladie chronique comme la maladie de Parkinson peut ouvrir droit à une meilleure prise en charge : renseignez-vous auprès de votre caisse. Il vous faut l’ordonnance et une feuille de soins remplie par le kiné ; sur Kinezy, les kinés qui la fournissent l’indiquent sur leur profil.
Ce guide donne des informations générales. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin ou de votre kiné, qui connaissent votre situation.