Dans ce guide
Le mal de dos est l’une des raisons les plus fréquentes de consulter. Dans la grande majorité des cas, il n’est pas grave et s’améliore en quelques semaines. Voici comment reconnaître un lumbago et une sciatique, ce qui aide vraiment, les signes qui doivent faire consulter vite, et ce qu’un kiné peut faire pour vous.
Lumbago ou sciatique : quelle différence ?
Le lumbago est une douleur brutale du bas du dos, souvent après un effort, un faux mouvement ou en se penchant. Le dos est « bloqué », chaque mouvement fait mal, mais la douleur reste dans le dos.
La sciatique est une douleur qui part du bas du dos ou de la fesse et descend dans la jambe, parfois jusqu’au pied, le long du nerf sciatique. Elle s’accompagne parfois de fourmillements ou d’engourdissements. Elle est souvent liée à une hernie discale qui irrite le nerf.
Dans les deux cas, l’évolution est le plus souvent favorable : la plupart des lumbagos s’améliorent en quelques jours à quelques semaines, et une sciatique en quelques semaines à quelques mois.
Les bons gestes au quotidien
- Restez actif autant que la douleur le permet. Le repos complet au lit ralentit la guérison : marchez un peu chaque jour, même lentement.
- Appliquez de la chaleur (bouillotte, douche chaude) sur le bas du dos pour détendre les muscles.
- Pour les médicaments contre la douleur, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
- Évitez de porter des charges lourdes et les mouvements qui réveillent nettement la douleur, le temps qu’elle diminue.
- Changez souvent de position : ne restez pas assis longtemps sans vous lever.
- Pour sortir du lit, tournez-vous d’abord sur le côté, puis poussez avec les bras.
La douleur peut faire peur, mais avoir mal ne veut pas dire que le dos s’abîme. Bouger doucement aide à guérir.
Quand consulter en urgence ?
Consultez un médecin sans attendre, ou appelez les secours (15 ou 141), si la douleur s’accompagne de difficultés à uriner ou à retenir les urines ou les selles, d’un engourdissement entre les cuisses ou autour des parties intimes, d’une faiblesse de la jambe qui s’aggrave, de fièvre, ou si elle survient après une chute ou un accident.
Consultez aussi votre médecin si la douleur ne s’améliore pas après quelques semaines, si elle vous réveille chaque nuit, si vous perdez du poids sans raison, ou si vous avez des antécédents de cancer.
Ce que le kiné peut faire
Le kiné est utile quand la douleur dure, revient souvent, ou quand une sciatique gêne la marche et le sommeil. Après un bilan, il vous propose un programme adapté :
- des techniques manuelles et des mobilisations pour soulager la douleur et retrouver de la souplesse ;
- des exercices progressifs pour renforcer les muscles du dos, du ventre et des jambes ;
- des conseils pour les gestes du quotidien : se pencher, porter, rester assis au travail ;
- un retour progressif aux activités et au sport, sans peur de bouger.
La kinésithérapie se fait sur prescription médicale. Un kiné à domicile évite les trajets en voiture, souvent pénibles quand le dos est bloqué.
Trois exercices doux pour commencer
Faites-les lentement, allongé sur le dos sur un tapis ou un lit ferme, 5 à 10 fois chacun. Arrêtez si la douleur augmente nettement ou descend plus bas dans la jambe, et demandez conseil à votre kiné.
- Genou vers la poitrine : ramenez un genou vers la poitrine avec les mains, gardez quelques secondes, puis changez de jambe.
- Bascule du bassin : genoux pliés, pieds à plat, rentrez doucement le ventre en plaquant le bas du dos contre le sol, puis relâchez.
- Rotation douce : genoux pliés et serrés, laissez-les tomber lentement d’un côté puis de l’autre, en gardant les épaules au sol.
Ces exercices ne remplacent pas le programme que votre kiné adaptera à votre cas.
Éviter les rechutes
- Bougez régulièrement : la marche, la natation ou le vélo entretiennent le dos.
- Renforcez les muscles du tronc avec les exercices appris chez le kiné.
- Pour soulever une charge, pliez les genoux et gardez-la près du corps.
- Au travail, levez-vous et bougez au moins toutes les heures.
Ce guide donne des informations générales. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin ou de votre kiné, qui connaissent votre situation.